L’UMP joue les victimes
Par Pierre BOUKHALFA le jeudi 20 août 2009, 21:29 - Média - Propagande - Lien permanent
Xavier Bertrand réclame plus de temps d’antenne pour son parti.
Il fallait oser. Alors que la droite sature l’espace médiatique depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, le patron de l’UMP, Xavier Bertrand, s’est plaint, auprès de Patrick de Carolis, de la « sousreprésentation » du temps de parole de son parti sur les chaînes publiques de télévision. « Je relève que le temps de parole dont a bénéficié la majorité présidentielle est nettement inférieur à celui consacré à l’opposition et je déplore la sous-représentation importante de l’UMP », indique-t-il dans un courrier adressé au PDG de France Télévisions. Selon les décomptes du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), hors période électorale, les temps d’intervention des personnalités politiques, en 2008, se chiffrent, pour les journaux, à 33,5% de temps accordé à l’opposition parlementaire contre 19,3 % à l’UMP. Mais c’est sans compter les 40,7 % accordés au gouvernement (idem pour les magazines d’information, avec 37,7 % opposition, 11,5 % majorité et 42,2 % gouvernement) ni le temps d’intervention du chef de l’État, aujourd’hui non pris en compte.
À partir du 1er septembre, le « nouveau principe de pluralisme » décidé par le CSA devra comptabiliser les interventions du président dans le temps d’antenne. Du moins lorsque celles-ci « relèvent du débat politique national », précise l’institution, dans un communiqué daté du 21 juillet. Xavier Bertrand devra alors se faire plus discret s’il ne veut être soupçonné par l’Élysée de vouloir faire taire son mentor. En attendant, le CSA indique qu’il a adressé des « observations fermes » à France 2, en raison de certains déséquilibres « et, notamment, une surreprésentation de l’opposition parlementaire, une sous-représentation de la majorité parlementaire »…
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