Dérive militariste du pouvoir : l’escalade guerrière
Par Pierre BOUKHALFA le mardi 25 septembre 2007, 20:15 - Altermondialisme-Monde-Europe - Lien permanent
Le nouveau cours de la diplomatie de la France constitue incontestablement une rupture avec la politique suivie, avec plus ou moins de constance, par toutes les équipes qui se sont succédé au pouvoir. Jusqu’à ces derniers mois, un certain consensus hérité du gaullisme transcendait les majorités, depuis que la France a quitté l’OTAN en 1966.
Paris marquait sa volonté de faire entendre sa voix propre dans un monde divisé en deux blocs opposés engagés dans la fuite en avant du surarmement. Si, depuis, le monde est devenu unipolaire, il n’en est pas moins dangereux. Les années 1960 et 1970 saignèrent de la guerre du Vietnam, le début du XXIe siècle est marqué par le désatre irakien.
En 2003, la France exprimait son refus de la catastrophe annoncée, s’opposait à george Bush au Conseil de sécurité de l’ONU. Une position courageuse, soutenue dans le monde entier. La suite des événements a montré de quel côté était la clairvoyance. Aujourd’hui, c’est de Paris que partent les premières salves d’une possible campagne de bombardements contre l’Iran.
Le peuple étasunien désavoue George Bush, le nouveau premier ministre britannique prend ses distances avec le suivisme de Tony Blair et voilà que le maître finissant de la Maison-Blanche trouve de nouveaux porte-parole ou plutôt de nouveaux porte-flingue en la personne de Sarkozy et celle de Kouchner.
Dans le même mouvement dérivant, la droite se prépare à faire réintégrer la France dans toutes les instances de l’OTAN, à faire de notre pays une nouvelle province de l’Empire.
Pour leur part, les communistes s’associent pleinement à l’appel solennel du Mouvement de la Paix à l’opinion publique pour dire « non » au militarisme. Avec la même force et les mêmes ambitions qu’en 2003.
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